C'est ce que nos mamans nous disaient pendant nos voyages en voiture pour nous faire endurer un peu plus longtemps le petit tenaillement d'estomac que l'on confondait avec une profonde famine.
Manger ou rouler ? La question se pose encore aujourd'hui mais à l'échelle de la planète cette fois.
La cause: L'éthanol.

L'idée me semblait bonne au départ, mais elle l'est beaucoup moins aujourd'hui.
C'est que le maïs qui sert, traditionnellement, à nourrir les humains sert de plus en plus à fabriquer de l'éthanol, qui s'avère être un remplacant compétent à notre rarissime pétrole.
Mais voilà, cette nouvelle utilisation du maïs a fait grimper la demande de produits agricoles, et par conséquent leur prix, créant ainsi un débalancement mondial de nourriture de base.
Voilà donc un autre non-sens de notre civilisation moderne.
Le désire d'autonomie énergitique de pays tels les États-Unis ainsi que l'appât du gain de ceux qui profitent de ce Klondike n'aident en rien cet état de fait.
Seule la voie du peuple, dans l'oreille de ses législateurs, pourrait renverser cette situation. Sans parler évidemment, du fait qu'il ne faudrait pas nous même, consommer de ce type d'essence (heureusement bien identifié à la pompe).
De plus, tel que le suggérait Hubert Reeves, lors de son passage à l'émission "Tout le monde en parle", il nous serait possible d'aider un peu en limitant notre consommation de viande (Oouuch je sais) puisqu'il faut en moyenne six kilos de céréales pour donner un kilo de viande. Donc moins de viande = plus de céréales pour le reste de la planète.
Mais bon sang que j'ai hâte que l'on ait tous nos voitures électriques. Et vlan l'éthanol. On pourra de nouveau cultiver pour manger, logique non ?